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 Un tour ( Beaufort )

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François de Vendôme

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MessageSujet: Re: Un tour ( Beaufort )   Lun 14 Juin - 20:32

Beaufort continuait d'observer les soins attentionnés de Louise pour sa tendre amie. Elle faisait preuve de tant de dévotion que le jeune noble en était bouleversé. Il se sentait coupable de ne pas avoir pu protéger Checco et de ne pas l'avoir vengé quand il en avait l'occasion. Checco avait accueilli, réconforté et été le confident attentif et patient de sa belle, il avait fait preuve d'une grande générosité autant pour la jeune femme que pour le prince de sang. Et François n'avait pas été capable de le protéger. Il l'avait laissé mourir, alors qu'il avait été si bon avec lui.
Louise dut remarquer le trouble de son hôte, car elle se retourna vers lui, après avoir fini de soigné la plaie d'Isabelle, lui sourit et posa à nouveau sa main sur le bras du jeune duc.


Tu n'es pas coupable de ce qu'il s'est passé, François. Et tu as fait ce que tu as pu. Tu as sauvé notre "fille" en mettant ta propre vie en jeu, et tu devrais être fier de ça. Ne te morfond pas sur ce que tu aurais pu faire ou être, et réjouis-toi d'avoir fait ou d'être. lui dit-elle en commençant à soigner la joue du jeune homme dans ses mains d'or.

Un sourire se dessina sur le visage de Beaufort, interrompu de temps à autre par une grimace de douleur quand la jeune veuve appliquait un liquide désinfectant sur sa blessure. Cette femme était vraiment étonnante. Quand elle eut terminé de soigner la joue du Duc de Beaufort et changé la robe d'Isabelle, elle rassembla ses affaires, puis lui dit qu'elle se retirait dans la chambre d'Isabelle, qu'elle avait besoin de s'isoler et qu'elle était à sa disposition s'il avait besoin d'elle. Le cousin du Roi acquiesça d'un signe de tête, mais lui demanda quand même:


Ca va aller, Madame ?

Tu peux m'appeler Louise, si tu veux, François. Oui, ça va aller, j'ai juste besoin d'être un peu seule.

Puis elle les laissa après avoir adressé un sourire amical au Bourbon-Vendôme. Ce dernier lui rendit son sourire, puis quand elle fut sortie, il se tourna vers sa bien-aimée, lui reprit la main, y déposa une kyrielle de petits baisers, et s'allongea à côté d'elle. Il était épuisé, mais il ne voulait pas s'endormir avant d'être sûr que sa belle aille bien. Il l'observa, endormie et sereine comme jamais il ne l'avait vue. Et quand elle se réveilla, un magnifique sourire apparut sur les lèvres du noble qui se remit à lui caresser les cheveux.

Bonjour, ma princesse. Comment tu te sens ?
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MessageSujet: Re: Un tour ( Beaufort )   Lun 14 Juin - 21:01

Les douleurs se réveillaient en même temps que mon esprit s'éveillait lui aussi. Je le sentit caresser mes cheveux avec toute la tendresse qui lui était coutumière... Je tenta un sourire du même ressort, aussi tendre et beau.
Ma blessure maintenant pansée me lançait terriblement, m'arrachant des grimace.

- SA... sa va ...
Je plissais le front cherchant a trouver le courage de cacher que j'avais mal...

Je le regardais, le détaillant de mes yeux, le soleil donnait sur sa peau, il en était si beau que ce fit tomber mon cœur à la renverse.

- Ta joue ... Je l'effleura à quelques milimètres.

J'étais encore faible mais tout de même assez forte pour poser mes lèvres sur les sienne et l'embrasser sans trop me causer maux... Je remarqua que nous étions dans la Chambre de Louise et Checco ... Checco .. Pauvre Louise... Ou était elle. j'étais inquiète pour elle .. Ce devait se lire sur mes traits, la pauvre....
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François de Vendôme

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MessageSujet: Re: Un tour ( Beaufort )   Lun 14 Juin - 22:44

François souriait tout en jouant avec une mèche des beaux cheveux d'Isabelle. Il se dit qu'il ne devait pas être beau à voir avec ses yeux cernés par le manque de sommeil et rougis par les larmes qu'il avait versées, ses cheveux décoiffés par le combat, sa joue balafrée et sa veste et ses gants (qu'il avait retirés avant de se coucher près de sa bien-aimée) couverts du sang de la jeune femme. Mais tout ce qui comptait, c'était qu'elle ait bien, elle, la seule qui pouvait lui faire voir le soleil. Elle approcha sa main de l'estafilade qu'elle avait sur la joue, ce qui le fit sourire.

Ce n'est rien, j'en ai vu d'autre, en dix-huit de métier des armes. Des estafilades comme ça, j'en ai reçu tellement que je ne les compte plus. Ce qui compte, c'est que tu aies bien, ma princesse.

Il prolongea le baiser de sa bien-aimée avec bonheur. Il était tellement soulagé de la voir réveillée ! Tout en prolongeant le baiser, il se mit à lui caresser la joue et le cou avec douceur. Puis, elle rompit le baiser et jeta un regard inquiet autour d'eux. Elle s'inquiétait pour Louise, ça se voyait.

Elle s'est retirée dans ta chambre, elle avait besoin d'être un peu seule, la pauvre femme ! J'ai énormément de peine pour elle. Je... J'aurais dû le protéger, j'aurais... (il dut marquer une pause pour retenir ses larmes) Tu veux que je l'aille quérir ?
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MessageSujet: Re: Un tour ( Beaufort )   Lun 14 Juin - 22:58

IL prolongait le baiser que je lui donnait avec tant de bonheur et de douceur. Il le rompit ensuite sur les caresse que ses mains faisait sur ma joue puis mon cou. Il avait du ressentir mon inquiétude bien que j'essayais de la dissimuler. Je le regardais, d'un regard compatissant pour Louise, je comprenait son besoin de s'isoler... et mon grand amour s'en voulait de ne pas avoir eu le temps de protéger Checco... Je posa délicatement mes doigt fin sur son menton... Avec des cernes, le visage tiré pas la fatigue il était toujours pour moi mon plus bel ange...

- Tu n'as pas à t'en vouloir... Tu as fait ce qu'il fallait, nous ne pouvions pas nous y attendre... Les larmes me venait aussi lorsque je réalisa que c'était une nouvelle fois une personne qui m'était chère qui s'était envolé...

- Laissons là, elle a besoin de solitude... Elle est sous le choc, on ne peut rien faire pour elle dans l'immédiat...


Je caressais avec tendresse la joue saine et sauve de mon ange de mon cœur. J'essayais de le réconforter autant que je le pouvais. Je calais ma tête sur son torse, prenant ma main dans la sienne... Nous étions allongés côtes à côtes.
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MessageSujet: Re: Un tour ( Beaufort )   Mar 15 Juin - 22:05

Le sommeil commençait vraimant à se faire sentir dans le corps du Duc de Beaufort. Après tout, il n'avait pas dormi depuis plus de trente-six heures, et même si son combat lui avait provoqué une sacrée montée d'adrénaline, elle était largement redescendue depuis, et François était vraiment épuisé. Mais il ne voulait pas dormir, pas tant que sa belle ne dormirait pas elle aussi. Il en avait été séparé trop longtemps, à présent il voulait en profiter autant qu'il le pouvait. Il continuait de caresser les cheveux de sa chère amie, déposa un tendre baiser sur son front et lui dit, avec un sourire amusé:

Je ne dois pas être beau à voir, je suis exténué, décoiffé et balafré. Est-ce que je mérite vraiment d'être aimé par une déesse comme toi, Isabelle ?

Il devait réellement se battre pour garder les yeux ouvert, malgré la lumière qui régnait dehors. Il se redressa un peu, car s'il restait couché, il risquait fort de s'endormir. Loin d'Isabelle, le sommeil le fuyait, mais près d'elle les rôles s'inversaient: Beaufort devenait la proie et le sommeil le chasseur.
Le jeune homme regardait sa bien-aimée avec amour et tendresse, comme jamais il n'avait regardé une femme, même quand il avait été amoureux pour la première fois. Mais cette fois-là, l'avait-il vraiment été ? En observant le visage fin, les boucles noires et les yeux ambrés de la jeune femme dont il avait le privilège d'être aimé, il avait l'impression d'aimer pour la toute première fois. Il se remit à lui caresser le visage et le cou avec douceur. Un sourire comblé se dessina sur le visage bien fait du duc et il laissa échapper un petit rire de bonheur quand il sentit la main de son grand amour sur sa joue intacte.


Tu sais, Isabelle, quand je te regarde, j'ai l'impression que mon coeur bondit de joie et voudrait sortir de ma poitrine pour venir se blottir contre le tien. Tu me fais me sentir plus vivant que je ne l'ai jamais été. Je pourrais traverser les sept mers pour te retrouver, si j'avais simplement la certitude que tu m'attendrais quelque part. J'irais jusqu'aux confins du monde pour rapporter toutes les richesses du monde afin de les déposer à tes pieds, ma déesse. Et je me considére encore plus riche et plus puissant que le Roi , puisque je possède ton coeur et ton amour. Et je tiendrais un homme comme le plus misérable et le plus haïssable sur Terre s'il venait à te blesser de quelque manière que ce soit. Et que Jupiter me foudroie dans la seconde s'il devait advenir que je te fasse souffrir volontairement ou non. Que Neptune me noie si je faisais, par mon attitude ou mon comportement, couler la moindre de tes larmes !
Tel que tu me vois aujourd'hui, je mets ma vie, ma raison, mon âme à tes pieds, comme offrande et gage de ma totale et complète dévotion, ma Reine, mon Archange. Je t'aime et cela, ni Dieu, ni même le Diable n'y peuvent changer quelque chose.
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MessageSujet: Re: Un tour ( Beaufort )   Mar 15 Juin - 22:38

Ses mains dans mes cheveux m'étaient rassurantes. La fatigue me gagnait peut à peut, sans que je ne lui prête trop d'attention. Je releva doucement la tête, gardant toutes fois le menton délicatement poser sur son buste, et un sourire tendre apparut sur mes lèvres. Même ses traits tirés, ses beaux cheveux ébène en désordre et sa joue blessé, il resterait toujours le plus beau de tous à mes yeux, l'homme le plus tendre et doux, le seul et l'unique homme que je pourrait aimer...

- Exténué, décoiffé ou balafré, pour moi tu reste le même, l'homme que j'aime, celui qui fait battre mon cœur sans interruption. Alors oui, tu mérite mon amour...


Je lui souriais toujours, rien ne pouvait faire faner mon sourire en sa compagnie tel une fleur au soleil, épanouie... Il se redressa alors, mes yeux se fermèrent un instant étouffant les quelques signe de sommeille qui montaient à ceux-ci. Le soleil jouait de reflet roux dans mes cheveux et faisait étinceler encore plus merveilleusement les yeux de mon doux ami... Je reposa ma tête contre son épaule m'étant moi aussi redressée, comme je le pouvais certes avec l'aide de mon bien aimé... Il se remis ensuite à caresser mon visage et mon cou d'une main toujours plus légère et tendre en m'offrant son si beau sourire, comblé. Lorsque je me mis également a caresser sa joue sauve, un rire de bonheur aurais-je dis, lui échappa, provoquant ainsi le mien ...Je l'écoutais ensuite attentivement, un sourire des plus doux et heureux sur le visage. Il faisait battre mon cœur plus fort que jamais.

- Que tous ces personnages célestes nous en soient témoin. Je le sais, tu ne provoquera jamais mon chagrin, et je serais digne de toi... Je remet toute ma vie entre tes mains, au soins de ton cœur si humble, si beau... Plus rien ne pourra me séparer de toi, rien non plus rien, j'en fait le serment devant tous les cieux... Je prendrais soin de ta vie, de ton âme, de ton cœur... Mon amour, tu es mon trésor le plus précieux, celui que l'on peut le plus m'envier, car tu vaut bien tout l'univers entier à mes yeux... Je t'aime tant ...


Je me sera conte lui, oubliant presque ma blessure dont la douleur ressurgit brusquement lors de mes geste, m'arrachant une grimace que je minimisa le plus possible afin de la rendre imperceptible de mon cher et tendre... J'étais blottis contre lui, calmement. La fatigue alourdissait mes paupières, et, ne pouvant me forcer à les rouvrir une nouvelle fois, je sombra dans un sommeil sommaire. Je pouvais encore entendre les bruits autour de moi et les sentir les mains de mon grand amour contre ma peau. J'affichais un sourire serein, j'étais si bien près de lui, contre lui...
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MessageSujet: Re: Un tour ( Beaufort )   Mer 16 Juin - 17:59

Oh comme les mots d'Isabelle étaient doux aux oreilles et tellement pleins de sincérité ! Beaufort en était réellement convaincu: il était le plus chanceux des hommes. Il regardait sa douce amie avec amour et admiration. La jeune femme l'avait dès le premier jour impressionné par son courage et sa détermination. Et c'était ça qui lui avait vraiment plu dès le premier instant. Bien sûr, il avait été ébloui par sa beauté, mais quand il l'avait vue pendant l'assaut du Palais-Royal, il avait failli resté bouche bée devant l'audace et le courage de la jeune femme. Cela s'était passé des années auparavant, mais le duc s'en souvenait comme si cela s'était passé la veille.
La belle finit par s'endormir dans les bras du jeune homme. François sourit, tout en continuant de lui caresser les cheveux. Elle était encore plus magnifique quand son visage affichait la sérennité du sommeil. Le Roi des Halles se rallongea, se tourna vers la fenêtre donnant sur la rue, et dit au soleil déclinant dans une murmure:


Tu as peut-être toute la France à tes pieds, Louis, mais es-tu heureux dans la lumière dorée et froide de ta chère Versailles ? Es-tu auprès de la femme que tu aimes ?

Puis, il se retourna vers sa bien-aimée, lui déposa un tendre baiser sur le front et s'endormit à son tour, bercé par la douce respiration de son âme soeur.
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MessageSujet: Re: Un tour ( Beaufort )   Mer 16 Juin - 19:09

Je le sentis s'allonger contre moi, je n'avais pas lâcher sa main. Le soleil commençait à m'emporter dans sa confusion. Je ne tardais d'ailleurs pas à rêver. Je voyais un amour incontestable, un bonheur des plus enviable. Les heures devait certainement défiler. Mais je dormais toujours, contre le seul et unique homme de ma vie. Pendant un moment de la nuit, je ne rêvais plus, certainement trop fatiguée pour cela. Ce fut la douleur de ma blessure qui me réveilla, j'ouvrais les yeux, j'avais toujours ma main dans celle de François... Ne trouvant pas le sommeil et puisque la douleur était trop intense pour que je me rendorme je regardas mon grand amour dormir, écoutant sa respiration rythmée et paisible. Puis je tenta de me rendormir, ce que j'arrivais à faire difficilement. La nuit m'emmenait dans ses profondeur lugubres ... Tout à coup, le souvenir du Palais Royal immergeait de mes rêves, je voyais tous ses gens courir tentant d'atteindre leur but, puis les canon du roi qui se dissimulais, et enfin les tire, tous ses gens qui se mirent à terre et ceux qui ne relèveraient jamais, la capture du seul homme qui en cette soirée avait pu me toucher en plein cœur... Je me voyais, approcher de lui bien que les gardes me repoussaient, je sentais les larmes me monter au yeux comme si j'allais réellement pleurer... Je me retrouvais ensuite au milieu de tous ses gens, mort ou blessés, tentant de sauvé, femmes, maris où enfants. La panique venait lorsque dans mon cauchemar je voyais étalé au sol, François, je me précipitais vers lui, les gardes l'avaient-ils abattu ? Je me réveillais en sursaut après certainement un cris certes étouffé par le sommeil, j'étais paniquée, déboussolée, ma respiration était accélérée...
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MessageSujet: Re: Un tour ( Beaufort )   Jeu 17 Juin - 15:29

Quiconque aurait vu Beaufort dormir, ce soir-là, en aurait été attendri. Lui qui était capable de si violentes colères quand on le poussait à bout, lui qui, la veille encore, avait souffleté un garde de SA Majesté parce qu'il avait eu le toupet de frapper sa bien-aimée, lui que l'exercice de la guerre avait rendu si sérieux, si sévère, jusqu'à ce qu'il rencontre Isabelle, avait l'air d'un enfant, quand il dormait. Ses traits, quelques fois tirés par une grande inquiétude ou une longue période de veille s'adoucissaient, se détendaient pour redevenir ce visage harmonieux qui faisait tant chavirer les coeurs des Parisiennes et des femmes en général. Il paraissait toujours très serein quand il dormait, sa poitrine se soulevant tranquillement et régulièrement, témoignant de sa calme respiration. Et il avait en général un sommeil si profond que la seule chose qui permettait aux gens de se rendre qu'il n'était pas évanoui, c'était de temps à autre un très léger et très discret ronflement.
Comme à chaque fois que Morphée lui faisait la grâce de lui venir rendre visite, François rêvait de sa belle. Il revoyait la première fois que leurs regards s'étaient croisés, l'insatnt où il avait senti son coeur manquer un battement, sans vraiment se rendre compte de ce qui s'opérait dans son coeur. Il revivait cette scène chaque fois à l'identique. Il aimait ces rêves car ils lui semblaient duré longtemps et qu'il pouvait vraiment se perdre dans les grands yeux d'ambre de la femme qu'il aimait à présent. Ce songe fit naître un petit sourire sur le visage serein du bel endormi. Entre chaque rêve, il se réveillait, à moitié, juste le temps de changer un peu de position, puis replongeait dans d'autres songes où l'attendait une fois de plus sa bien-aimée, tantôt vêtue de robes dignes de la favorite du Roi, tantôt vêtue de robes un peu moins luxueuses, mais tout aussi belles, aux yeux du jeune homme. Il la revoyait aussi, lors de leur tout premier baiser, après le massacre au Palais-Royal: il était là, agenouillé devant une femme agonisante, essayant désespérant de la sauver, sous les yeux horrifié du petit garçon de la mourante. Il retenait de toutes ses forces des larmes de rage, de chagrin, d'impuissance et d'horreur, car on lui répétait depuis sa plus tendre enfance qu'un homme noble ne devait jamais pleurer en public. Puis une main douce et rassurante se posa sur son épaule et une voix féminine, cette voix qui lui avait déjà fait chavirer le coeur, lui dit qu'il ne devait pas avoir honte de pleurer, que c'était humain. Mais Beaufort ne l'entendait qu'à moitié, tant sa colère et son chagrin étaient forts. Quand la poitrine de la mourante cessa de se soulever, l'enfant se remit à pleurer, puis jeta un regard suppliant au duc. Ce dernier se releva, se retourna et alla s'appuyer contre le mur, la main sur la bouche car il avait la nausée d’horreur. Pourtant ce n’était pas la première fois qu’il voyait des gens mourir, il en avait d’ailleurs tué, mais de voir cette jeune mère, qui essayait juste d’améliorer les chose pour son fils, fauchée par les propres canons du Roi, il ne pouvait le supporter. Il finit par tomber à genoux face au mur et à le frapper de toutes ses forces pour ne pas pleurer. Soudain, il sentit quelqu’un le ceinturer pour l’éloigner du mur. La douleur qui en résulta lui prouva qu’il s’était sûrement cassé une ou plusieurs côtes. Il se retourna et la vit, elle. Celle dont la voix l’avait marqué dés la première fois où il l’avait entendue. Elle pleurait et lui dit d’arrêter de se torturer ainsi, que ça ne servirait à rien, qu’il ne devait pas avoir honte de ses sentiments. Puis elle se blottit contre lui qui laissa enfin couler ses larmes. Ils restèrent un bon moment ainsi enlacés, jusqu’à ce qu’Isabelle lui fasse relever la tête et l’embrasse, d’abord timidement, puis voyant que François ne la repoussait pas, plus passionnément. Leurs larmes s’entremêlaient, tandis qu’ils se faisaient mutuellement et tacitement le serment de s’aimer tant qu’il leur resterait un souffle de vie.
Mais soudain le rêve tourna au cauchemar : les deux amoureux furent séparés par des bras puissants et brutaux, Beaufort tiré en arrière par les gardes de Louis et Isabelle par les gens du peuple, comme pour la protéger. Et une fois que le deux jeunes gens furent assez loin l’un de l’autre, les gardes firent s’agenouiller le Roi des Halles, les maintenant les mains derrière le dos. Puis il vit arriver le Roi-Soleil, qui lui jeta un regard des plus méprisants, prit quelque chose que Colbert lui tendait et s’approcha de son cousin. Il tenait dans ses mains un horrible masque de fer et en affubla le visage du duc suppliant. Et avant que le masque ne fut totalement sur sa tête, il entendit le cri d’Isabelle… et il se réveilla en sursaut. Il se tourna vers sa belle, qui paraissait totalement chamboulée et terrifiée, et la prit dans ses bras pour essayer de la rassurer.


Chut, chut, mon Ange, ce n’était qu’un rêve.

Le cœur de François battait aussi la chamade, après son cauchemar. Quel rêve horrible !
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MessageSujet: Re: Un tour ( Beaufort )   Jeu 17 Juin - 15:53

Encore quelque peut présente dans mon rêve, la dernière vision de ce cauchemar était la plus cruel...

-Non ....Non...

Ces mots étaient sorties de ma bouche dans un murmure de souffrance. comme l'on venait me piétiner le cœur sans merci. Les bras de mon tendre ami m'enlaçaient déjà mais ce ne fut que quelques dizaine de seconde après que je m'en aperçut réellement.Mon cœur battait si fort que j'aurais crus qu'il allait se décrocher et sortir de ma poitrine. Ma respiration se calmait alors laissant s'échapper discrètement et silencieusement les larmes sournoises qui s'était d'ailleurs immiscées dans mes rêves. Je me serra fort dans ses bras, m'assurant à la fois que ce n'avait été qu'un cauchemar et qu'il était bien à mes côtés, que personne ne lui avait voulu de mal cette nuit... La panique retombait peut à peut, laissant de nouveau apparaitre la clarté dans mes pensées, j'essayais de chasser se songe attristant de mes pensées bien qu'il en resterais toujours quelques bribes...Je ravalais les quelques larmes qui restaient dans mes yeux. J'avais bien eu le temps pendant toutes ses années de séparation de l'homme que j'aimais pour rêver des scènes qui aurait pus encore plus atrocement me séparer de lui, mais jamais je n'avait fait un rêve aussi endeuillant que celui-ci... J'étais encore chamboulée, déboussolée mais je reprenais mes esprits graduellement... Je posa mon regard sur son visage, qui, me rassurait d'autant plus que ses bras autour de moi, j'enfouissais mon visage dans le creux de son cou, lui demandant pardon d'avoir troublée son sommeil.

- Désolée... dis-je d'une voix embrumée encore de sommeil.
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MessageSujet: Re: Un tour ( Beaufort )   Jeu 17 Juin - 20:51

Chuuut... je suis là, tout va bien... Tu n'as pas à t'excuser. C'est normal de faire des cauchemars...

Tout en disant ses mots, Beaufort serrait bien fort sa belle contre lui, en essayant d'éviter de lui faire mal. Il lui caressait les cheveux, lui embrassait le front pour lui montrer qu'il était là, que rien ne pouvait lui arriver, même si lui était encore un peu sous le choc de son propre cauchemar. Pourquoi ce masque de fer ? Que signifiait-il ? Et pourquoi avait-il vu des images aussi cruellement nettes et précises ? Il ne s'en rendait pas comptes, mais il n'avait pas seulement pleuré dans son rêve, mais aussi dans la réalité. Même si cette journée avait marqué le plus bel événement de sa vie, les horreurs du massacre au Palais-Royal resteraient à jamais gravées dans sa mémoire.
Il se mit à jouer distraitement avec une des mèches ébène de sa bien-aimée, tout en lui déposant réguliérement des tendres baiser sur les cheveux et le front. Soudain, un détail de son rêve lui revint.


Dis-moi, ma douce, au Palais-Royal, je me rappelle qu'il y avait un petit garçon qui avait participé à la Fronde avec sa mère. Tu sais ce qu'il est devenu ?
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MessageSujet: Re: Un tour ( Beaufort )   Jeu 17 Juin - 21:09

Je me calmais petit à petit, reprenant un respiration tout à fait normal. Je restais contre lui... Je me demandais encore bien pourquoi j'avais fait un rêve si cruel et pourtant non loin de la réalité? Etait- ce parce que ceci aurait pu m'arriver, de voir mon seul amour mourir devant mes propres yeux ? Soudain, mon amour me demanda ce qu'était devenue le petit garçon du palais royal, celui qui avait vu mourir sa mère son ses yeux, il était si jeune... Je me rappelle l'avoir aider, je l'avais pris son mon aile pendant quelques temps, puis un jour il avait disparut... Louise et moi ainsi que Checco l'avions cherché dans tout Paris sans que nous retrouvions un trace de lui... Nous avions demander à toutes les personne présentes, chacune avait témoigner l'avoir vu non loin des quai de la scène pour la dernière fois, poursuivit d'un homme en noir... Je regarda le visage de mon bien aimé en répondant à sa question...

- Je l'avais recueillit ici à la fin de la fronde. Louise, Checco et moi avons chercher un autre membre de sa famille mais il n'en restait aucuns, Alors je l'ai pris son mon aile...

A se souvenir, je me souvenais que j'avais ressentit ce qu'une mère pouvais ressentir envers ses enfants à chacuns de ses problèmes, des questions qu'il lui posait sur la vie et l'au delà... J'avais essayer tout au long des année où je l'avait protégé de lui expliquer sa mère veillerait éternellement sur lui, de là où elle était, qu'elle serait son ange gardien...

- Mais un jour, il disparut, nous l'avions chercher partout, dans tout Paris... Même interrogés toutes les personnes qui nous avions croisés, et chacune d'elles nous disaient l'avoir vu pour la dernière fois au bords des quais de la seine, suivit d'un homme habillé intégralement de noir... depuis ce jour je ne l'ai plus revu ...


Ma voix se brisait sur ses dernier mot, J'aimais beaucoup se petit garçon, et le jour où il avait disparu je m'étais démenée pour le retrouver, sans grands résultats. Je m'étais promis de le protéger et j'avais échouée...
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MessageSujet: Re: Un tour ( Beaufort )   Jeu 17 Juin - 22:07

Un homme en noir ? Qui cela pouvait bien être ? Un homme de Colbert ? Un espion de Mazzarin ? Un assassin ? François n'en savait rien, mais cela le préoccupait. Qui pouvait bien vouloir du mal à ce pauvre gamin ? Beaufort avait encore en tête son visage suppliant quand sa mère était morte, ses yeux pleins de larmes et d'incompréhension et sa petite voix qui lui demandait: "Pourquoi elle répond pas Maman ?". Cette voix l'avait hanté pendant des mois, il n'avait même plus pu s'approcher de ses neveux et nièces quand son frère et son épouse étaient venus lui rendre visite. L'un de ses neveux avait à peu près la même voix que l'enfant en question, et même si ce garçon était la gentillesse incarnée, il n'avait pas voulu le voir ou lui parler, les premières fois qu'il lui rendait visite, pendant son exil.
La voix un peu brisée de sa bien-aimée la ramena à la réalité. Elle semblait s'en vouloir de ne pas avoir pu le protéger comme il l'aurait fallu. Sans avoir remarqué les larmes qui coulaient toujours sur ses propres joues, le duc la serra un peu plus contre lui, lui caressa gentiment la joue, l'embrassa doucement et lui dit:


Ce n'est pas de ta faute, mon amour. C'est de la mienne, si j'avais mieux protéger sa mère, rien de tout cela ne se serait produit...
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MessageSujet: Re: Un tour ( Beaufort )   Jeu 17 Juin - 22:21

Il me serra plus contre lui, me caressait la joue et me donnait un baiser que je prolongeais doucement... Il m'apaisait... Ce n'était pas de sa faute à lui non plus, nous avions fait ce qu'il fallait chacun notre tour. Ce pauvre petit garçon avait perdu sa mère, et même si Beaufort l'avait protégée mieux, un d'eux aurait tout même perdue la vie... J'arrivais toujours à la même question: " pourquoi le roi était un homme sans cœur fasse à son peuple? en avait -il honte alors que se sont eux qui font rayonner son pays de ses milles éclats ?". je pris le visage de mon grand amour entre mes deux mains et je maintenais son regard.

- Tu n'aurais pas pu faire mieux. Et même si tu l'avais mieux protégé, un de vous deux aurait perdu la vie ... Et s'aurait été moi à la place de se petit garçon...

Je devais devenir pratiquement pitoyable de me comparer à un petit garçon ayant perdu sa mère... Les conditions n'étaient pas les même, pourtant le triste sort se ressemblait : vivre dans un manque d'affection, vouer sa vie à ces retrouvailles lointaines ... je me sentais certes minable de ne pas avoir su veiller comme il le fallait sur se gamin qui n'avait rien demandé à personne... Mes si la séparation qui m'avait déchirée de mon bien aimé n'avait durée que quelques années, elle m'avait parue des siècles des siècles où je m'était sentis orpheline...
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MessageSujet: Re: Un tour ( Beaufort )   Ven 18 Juin - 11:35

Les paroles d'Isabelle étaient vraies et sincères, mais elles ne chassèrent pas cet orrible culpabilité qui le rongeait depuis qu'il avait vu et, presque touché, la misère de ce peuple tellement chaleureux, généreux et solidaire, qu'était le peuple des Halles. Et ce sentiment de culpabilité s'était accru après l'échec de la Fronde, d'autant plus qu'il avait sur la conscience la mort de plusieurs personnes, des morts qui avait été vaines, puisqu'il n'avait pas réussi à faire entendre leur voix, puisque rien n'avait changé.
Il posa ses deux mains sur celles de sa bien-aimée, les prit dans les siennes, les embrassa, puis baissa les yeux avant de dire, d'une voix qui se brisait au fur et à mesure:


On m'appelle "Roi des Halles", mais un Roi digne de ce nom ne fait pas des promesses qu'il n'est pas convaincu de pouvoir tenir, un Roi digne de ce nom ne se laisse avoir aussi facilement, un Roi digne de ce nom ne laisse pas mourir son peuple, un Roi d...

Il ne put continuer, car les larmes qu'avait provoquées son cauchemar se muèrent en larmes de rage, d'impuissance et de chagrin. Ces mêmes larmes qu'il avait versées au Palais-Royal. Il se leva du lit, alla vers une fenêtre essayer de se calmer, mais les larmes ne voulaient pas partir.
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MessageSujet: Re: Un tour ( Beaufort )   Ven 18 Juin - 17:29

Je le regardais prendre mes mains dans les sienne, je l'écoutais patiemment comprenant très bien le fait de sa culpabilité... j'entendais sa voix se briser au fur et a mesure qu'il prenait ses paroles... Ce qui eveillait en moi une culpabilité tout aussi grandissante que la sienne. Il ravala ses mots, les larmes de rage pressaient sa voix, il se leva du lit d'un pas nonchalant et alla se poster à la fenêtre. Je l'observa un moment, il avait la tête baissée. Je le rejoignis quelque temps après, et entoura son buste de mes bras aussi fort que je le pouvais ...

- Tu n'y est pour rien ... Arrête de te torturer ainsi ...
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MessageSujet: Re: Un tour ( Beaufort )   Lun 28 Juin - 13:41

Ces pensées, cela fait des années qu'elles tournent dans mon esprit, Isabelle. Chaque nuit, quand le sommeil daignait fermer mes paupières, je te voyais au milieu de ces gens qui me considéraient comme leur voix, je revoyais les salles vides du Palais-Royal, j'entendais encore les canons du Roi, les cris et les plaintes des blessés. Puis c'était toi que je voyais, parmi les agonisants... Soudain, je me réveillais en sursaut, loin de Paris, dans un froid et austère château de province. La culpabilité me ronge depuis cette terrible nuit. S'il t'était arrivé quelque chose, je ne me le serais jamais pardonné...

Il ne put pas continuer quand il sentit sa belle l'enlacer. C'était elle qui le rendait fort, par l'amour qu'elle lui donnait. Le duc repensa à ces hommes qui s'étaient déguisés pour tuer des innocents, plus particulièrement à celui qui avait blessé sa belle Isabelle. Quand il avait vu le sang de la jeune femme couler, il avait eu l'impression que c'était le sien qu'il voyait.

J'ai... j'ai peur, Isabelle... peur de te perdre, peur de devoir laisser tomber ce peuple pour lequel je me suis tant de fois battu...
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MessageSujet: Re: Un tour ( Beaufort )   Ven 2 Juil - 22:45

- Il ne m'arrivera rien, je te le promet... Prêt de toi, je bénéficie de toute la sécurité que l'on peut m'envier ... Tous ces remorts, toute cette culpabilité: oublit là ... Même si c'est bien plus difficile à faire qu'a dire. Je serais toujours à tes côtes, quoi qu'il arrire. Tu peut me croire, je t'en accorde ma parole...

Entendant les sanglots étouffés sa voix, je remonta ma main sur son épaule. Je le fixais toujours. Mon regard était envahie de compation, je saivais ce qu'il avait enduré, si bien puisque la même chose se passait pour moi ... Mais lui l'avait resentit en centuple...

- Je sais ce que vallent les nuits où lorsque les rêves nous enmènent vagabonder ailleurs, et que l'on vois la personne qui nous est la plus chère au milieu des décombre, des cadavres, des armes, du sang... Ils m'hantent encore ...

Je dus m'arrêter avant de tout avouer, j'aurais parié que mon coeur allait me lâcher, mes poumons se vider complètement de leurs air et mes yeux de baigner de larmes. C'était si vrai... A l'instant où je lui racontait se fait, les souvenir de ces cauchemars me revenaient. du moins les images les plus horribles...

- J'ai eu si peur que tu ne revienne pas, que le roi t'ai chassé à tout jamais d'ici... Je mon coeur pense toujours a toi alors que l'on venait m'annoncer une triste nouvelle. Mais la chaleur de ton sourire, La tendresse de ton amour à mon égard qui envahissaient mon esprit à chaques secondes qui se passaient sans toi me procurait la force incroyable de toujours espérer te revoir... Sain et sauf.

Je le vis tourner son visage pour me regarder au dessus de son épaule. Je dirigais ma main postée sur celle-ci vers son menton. Mes yeux s'enplissaient d'une infinie tendresse, d'un amour grandissant de plus en plus.

- Ne te repproche rien. Il esr sur que personne n'est la perfection. Mais à mes yeux tu l'es, tu fais ton mieux, tu aide tous ses gens à ta manière. Par les moyens qui sont à ta disposition. Ne pense pas donner plus que tu ne le peut, tu fais déjà beaucoup...
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